Les problèmes de mobilité à Bruxelles ne sont pas insolubles : une étude de la VUB et l'ULB montre que de nombreux bénéfices à court terme sont possibles

Geert te Boveldt, du MOBI (le groupe de recherches de la VUB placé sous la conduite du prof. Cathy Macharis), a mis au point et testé pour son doctorat MOBRU, une nouvelle méthode d'évaluation réalisée en collaboration avec Mathieu Strale et Frédéric Dobruszkes de l'ULB-IGEAT. Les résultats montrent qu’une action coordonnée dans le domaine de la mobilité métropolitaine permet d'engranger de nombreux bénéfices à court terme. Renforcer la coopération est toutefois urgent. L'analyse approfondie de l'étude peut être une première étape, parce que tous les intérêts, problèmes et scénarios d'implémentation ont déjà été cartographiés. Selon les chercheurs : « Une fois que ces bénéfices « faciles » sont obtenus et que l’importance d’une meilleure intégration a été démontrée, il devient plus aisé de négocier les points litigieux, tels que le Réseau express régional et le lien entre l’offre inter et intra-urbaine, ou le réaménagement du ring. »

La mobilité constitue un enjeu majeur pour la métropole bruxelloise. L'afflux important de navetteurs dans la Région de Bruxelles-Capitale et l'interdépendance entre le centre-ville et la périphérie pour la logistique et le transport de marchandises montrent la nécessité d'une nouvelle approche.

Bénéfices à court terme
Selon les résultats de cette recherche, les bénéfices à court terme en matière de mobilité sont à trouver dans la périphérie immédiate de Bruxelles. Des améliorations locales, telles que l’extension de lignes de transport en commun bruxelloises, le développement de sites propres pour les lignes existantes ou la création de pistes cyclables, y amélioreraient considérablement la situation. En Région de Bruxelles-Capitale, une meilleure intégration de l'offre de transports en commun des différents opérateurs permettrait à plus d'un tiers des habitants de mieux se déplacer, sans qu'il faille créer une nouvelle offre. Cela ne nécessite qu'un petit investissement. En ce qui concerne l'intégration tarifaire des transports en commun, un bénéfice considérable pourrait également être réalisé à court terme en modifiant les limites tarifaires ou en élargissant le nombre de bénéficiaires des produits tarifaires intégrés existants.

Acculé
Bien que la problématique de la mobilité ait été étudiée pendant plus de deux décennies en Région de Bruxelles-Capitale, les recherches traitant des enjeux suprarégionaux sont plus rares. Bruxelles ne peut pourtant pas être limitée à ses frontières administratives dans le domaine des transports. En outre, les problèmes de mobilité sont liés à d'autres questions urbaines, tels que le financement de la région, l'accessibilité et les coûts sociaux de l'accès à la ville et l'attractivité de la ville, aux niveaux local, métropolitain et mondial. Cette relation étroite entre Bruxelles et ses environs se reflète également dans diverses questions politiques et de planification, telles que l’élargissement du ring, le Réseau express régional, les projets de nouvelles lignes de tram interrégionales, la mise en place d'un système de péage ou la construction d'autoroutes cyclables.

Le projet repose sur une approche en deux étapes. Tout d'abord, une analyse a été faite sur la mobilité urbaine à Bruxelles, plus particulièrement de l'état des infrastructures et de l'offre de transport, des raisons de la délocalisation et des modes de transport préférés. Parallèlement, la structure décisionnelle métropolitaine a été étudiée, ainsi que ses conséquences sur la gestion de la mobilité. Enfin, les projets urbains de transport ont été exposés, ainsi que les défis qu’ils constituent dans le domaine de la coopération métropolitaine. De cette façon, les chercheurs ont obtenu un aperçu critique de la situation actuelle à Bruxelles.

Dans un deuxième temps, une nouvelle approche a été développée pour l’évaluation des projets de transport dans un environnement institutionnel complexe a été développée. L'objectif était d'identifier chacune des parties prenantes et leurs intérêts, de mettre en lumière les points de blocage et de progrès et d'aider à déterminer les scénarios de mise en œuvre ainsi que la connexion entre les différentes questions.

Geert te Boveldt – MOBI, VUB - a mené sa thèse de doctorat dans le cadre du projet MOBRU : il a développé et testé une nouvelle méthode d’évaluation de la mobilité : « Le but de la recherche est de faire progresser la politique de mobilité métropolitaine en identifiant les opportunités, mais aussi les intérêts contradictoires des différentes parties prenantes. Avec cela, nous voulons offrir une nouvelle perspective sur la mobilité actuelle et future dans la région métropolitaine de Bruxelles ».

Geert te Boveldt

a développé et testé la méthode d'évaluation dans le cadre de son doctorat, VUB- MOBI

Mathieu Strale

chercheur postdoctorant à l'ULB-IGEAT. Il s'est spécialisé dans l'analyse critique de la mobilité et du transport du fret en agglomération ainsi que dans les considérations politiques, ULB-IGEAT

Imre Keseru

chercheur senior et chef d'équipe en mobilité urbaine à la VUB-MOBI, VUB-MOBI

Cathy Macharis

professeure en logistique et mobilité durable à la VUB et dirige l'équipe de recherche du MOBI

Frédéric Dobruszkes

chercheur senior, ULB-IGEAT

Jean-Michel Decroly

est professeur en géographie à l'ULB et dirige l'Applied Geography and Geomarketing, ULB-IGEAT

Partager

Derniers articles

Website preview
Une maison vieillit avec ses occupants
Sander Lambrix, chercheur à la VUB-UHasselt : « Le bien-être est intimement lié à la manière dont les personnes et leur cadre de vie vieillissent ensemble »
press.vub.ac.be
Website preview
Le changement climatique a doublé le nombre de décès liés à la chaleur en Belgique lors de la vague de chaleur de juin 2026
Une nouvelle étude établit un lien direct entre 665 décès et le réchauffement climatique d'origine humaine lors de la vague de chaleur la plus meurtrière jamais enregistrée en Belgique
press.vub.ac.be
Website preview
Chercheurs de la VUB prédisent une perte glaciaire plus importante et une élévation plus rapide du niveau de la mer en intégrant la variabilité météorologique quotidienne dans les modèles.
Des simulations plus réalistes de la fonte des glaciers conduisent à une diminution plus importante de la masse glaciaire prévue d’ici la fin du siècle
press.vub.ac.be

Recevez des mises à jour par e-mail

En cliquant sur « S'abonner », je confirme avoir lu et accepté la Politique de confidentialité.

À propos de Press - Vrije Universiteit Brussel

Contact

Pleinlaan 2 1050 Brussel

0473 96 73 51

tineke.sonck@vub.be

www.vub.ac.be