L'épouse du Dr AHMADREZA DJALALI, professeur extraordinaire de la VUB condamné à mort en Iran, rencontre des décideurs politiques belges et européens

L'épouse de Monsieur Djalali, Madame Vida Mehrannia a rencontré à Bruxelles Jan Peumans, Geert Bourgeois, Guy Verhofstadt ainsi que de hauts fonctionnaires européens pour obtenir leur soutien en faveur de la libération de son mari et d'autres prisonniers binationaux condamnés à mort en Iran.

Mardi 26 juin 2018 — L'épouse du professeur d'université irano-suédois Ahmadreza Djalali, condamné à mort en Iran en février dernier, est pour la première fois en Belgique aujourd'hui même. Accompagnée de ses deux enfants, elle y rencontre des décideurs belges et européens pour les exhorter à faire plus d'efforts en faveur de la libération de son mari et d'autres prisonniers ayant une double nationalité irano-européenne. Sa visite à Bruxelles commence au Parlement flamand, dont elle rencontrera le président Jan Peumans, mais aussi le ministre-président du Gouvernement flamand Geert Bourgeois, la rectrice de la VUB Caroline Pauwels ainsi que Gerlant Van Berlaer, un collègue et ami professeur de la VUB qui s'efforce depuis deux ans, avec le personnel de la VUB et de l'UZ Brussel, de réclamer la libération de Ahmadreza Djalali.

Monsieur Djalali a été arrêté en avril 2016 lors d'un voyage d'affaires en Iran. Il a été incarcéré pendant sept mois, dont trois en isolement, par le service de renseignements dans la tristement célèbre prison Evin de Téhéran. Djalali n'a pas eu droit aux services d'un avocat et a été torturé à plusieurs reprises pour qu'il avoue agir en tant qu'espion. Il a finalement été condamné à mort pour "corruption sur terre". Son traitement inhumain, son procès injuste et sa condamnation à mort ont suscité une vague d'indignation internationale envers une justice inéquitable et des abus systématiques des droits de l'homme.

"L'emprisonnement de mon époux a un grand impact sur son bien-être physique et mental. Il ressent une pression énorme. Mes enfants et moi-même voulons retrouver un mari magnifique et un père aimant, pour recomposer notre famille", explique Vida Mehrannia.

Lors de leur rencontre, Jan Peumans et Geert Bourgeois souligneront l'engagement des Parlement et Gouvernement flamands :
"En tant que président du Parlement flamand, j'exhorte les autorités de la République Islamique d'Iran à réagir positivement à la résolution prise à l'unanimité par le Parlement flamand le 8 novembre 2017. Il exige avant tout que la condamnation à mort du Prof. Dr Ahmadreza Djalali ne soit pas exécutée. La peine de mort est une violation du droit de la vie, telle que la reconnaît la Déclaration universelle des droits de l'homme", commente Jan Peumans, président du Parlement flamand.

"Je suis très inquiet quant à la situation du professeur Djalali, enfermé depuis plus de 2 ans et accusant le prononcé de la peine de mort. Cette pression psychologique est terrible, non seulement pour lui, mais également pour ses proches. Son état médical est précaire et tout accès à une aide extérieure à la prison lui est interdit. Dans mes contacts avec l'ambassadeur iranien, les autorités publiques et le vice-président Sattari, que j'ai encore rencontré la semaine dernière, je n'ai de cesse de mettre l'accent sur la situation humanitaire du professeur et son besoin d'assistance médicale. Je réitère également systématiquement ma demande de grâce auprès de l'Ayatollah et souligne que la Flandre ne peut en aucun cas tolérer la peine de mort", explique Geert Bourgeois.

L'International Observatory for Human Rights (IOHR) organise la visite de Vida Mehrannia à Bruxelles en étroite collaboration avec la Vrije Universiteit Brussel et l'UZ Brussel, où Monsieur Djalali est professeur extraordinaire (c'est-à-dire invité). La VUB et l'IOHR appellent les autorités iraniennes à libérer Monsieur Djalali afin de lui permettre de retrouver sa famille. L'IOHR milite par ailleurs pour la libération des autres personnes ayant une double nationalité, également emprisonnées en Iran.

"Victime des violations systématiques des droits de l'homme, Monsieur Djalali n'a pas eu droit à un procès équitable. Nous exhortons aujourd'hui avant tout l'Union européenne à agir afin d'obtenir la libération de Monsieur Djalali et des autres victimes d'une politique iranienne cynique. En condamnant à mort ses citoyens ayant la double nationalité, la République Islamique d'Iran se saborde elle-même", explique Valerie Peay, directrice de l'IOHR.

"Les étudiants et le personnel de la VUB et de l'UZ Brussel, tous les recteurs des universités flamandes, les Évêques de Belgique, les hommes politiques de Flandre et d'Europe, les organisations de défense des droits de l'homme ainsi que des centaines de milliers de sympathisants soutiennent Monsieur Djalali et sa famille. Par la diplomatie, la contestation, les veilles, les pétitions et les actions sur les réseaux sociaux, nous défendons ses droits avec ardeur, notamment pour une meilleure assistance médicale, un procès équitable et sa libération de prison. Nous le faisons depuis deux ans déjà, mais sans avoir été entendus à ce jour. Car rien ne change. Entre-temps, l'état de santé d'Ahmadreza Djalali se dégrade toujours plus. Il est temps qu'il rentre chez lui et que sa famille puisse enfin souffler. J'exhorte surtout quiconque soutient déjà Monsieur Djalali de continuer à le faire. Aux dirigeants européens, je demande explicitement de continuer à mettre l'affaire Ahmadreza Djalali à l'ordre du jour de leurs relations diplomatiques. Nous ne pouvons accepter qu'un scientifique, un médecin, mais surtout un citoyen de l'Union européenne disparaisse dans une cellule iranienne", explique Caroline Pauwels, rectrice de la VUB.

"En tant que scientifiques et médecins urgentistes, nous mettons tout en œuvre pour sauver des vies. C'est aussi ce que nous faisons aujourd'hui et devons continuer à faire en tant que collègues et amis d'Ahmadreza : l'aider de toutes les façons possibles et lutter pour sa libération. Les collègues et étudiants de la VUB et de l'UZ Brussel ont écrit des milliers de cartes en guise de soutien à son épouse Vida. Et je suis heureux de pouvoir les remettre aujourd'hui, en témoignage de notre engagement", expose le Dr Gerlant van Berlaer, collègue et ami de Monsieur Djalali.

Outre l'accueil au Parlement flamand, Vida Mehrannia a également prévu d'autres réunions avec des parlementaires importants de l'Union européenne, notamment Guy Verhofstadt, le président de la fraction ALDE ainsi que Denis Chaibi, chef de l'EU External Action Service Iran Taskforce.

Vida Mehrannia rejoindra ensuite Strasbourg pour y rencontrer des décideurs du Conseil européen, dont son secrétaire général, Thorbjørn Jagland.

Pour plus d'informations, veuillez contacter :
Margherita Cargasacchi
margherita@observatoryihr.org

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Sarah Jansssens Vrije Universiteit Brussel,VUB,VUB Marcom,VUB persdienst