La recherche sur le sentiment de sécurité à Bruxelles se poursuit et recherche des participants supplémentaires
Bruxelles, le 4 mai 2026 - Le projet de recherche sur la participation citoyenne Moment de la Vrije Universiteit Brussel (VUB) est toujours en cours et fait appel à des participants supplémentaires pour renforcer la recherche. Quelques semaines après son lancement, les chercheurs partagent déjà les premiers résultats préliminaires des données recueillies.
Ces premiers résultats montrent que le sentiment de sécurité dans les espaces publics bruxellois est fortement déterminé par la présence d'autres personnes. Ce ne sont pas tant les caractéristiques personnelles telles que l'âge, le sexe ou l'origine, mais surtout le contexte et l'environnement social qui semblent décisifs. La présence d'autres personnes a donc un double effet : elle peut accroître le sentiment d'insécurité lorsque les personnes sont perçues comme imprévisibles, mais en même temps, elle peut également accroître le sentiment de sécurité grâce au contrôle social et à la visibilité. Il est intéressant de noter que ce facteur social l'emporte sur de nombreuses caractéristiques physiques de l'environnement, telles que l'éclairage, la propreté ou la surveillance par caméra.
"L'espace public est largement façonné par des dynamiques sociales informelles", explique le chercheur Petrus te Braak. "Nous savions déjà que nous nous influençons mutuellement dans le sentiment de sécurité d'un lieu. Mais cet effet s'avère plus fort que prévu. Cela souligne le fait que nous contribuons tous, souvent inconsciemment, au sentiment de sécurité des autres".
Les chercheurs soulignent que ces résultats sont préliminaires. L'étude n'en est qu'à ses débuts et les informations actuelles sont basées sur les quatre premières semaines de collecte de données.
Ces premiers résultats montrent immédiatement pourquoi la méthode de mesure innovante de l'étude est essentielle. Contrairement aux études classiques, l'équipe à l'origine de Momentadopte une approche fondamentalement différente pour mesurer le sentiment de sécurité, à savoir en "temps réel", dans l'instant même. La sécurité apparaît ainsi pour la première fois comme ce qu'elle est réellement : une interaction dynamique entre le temps, le lieu, les personnes et le contexte.
Quelque 800 personnes ont déjà participé en téléchargeant l'application. Cependant, les contributions supplémentaires restent cruciales. "Nous constatons que les participants n'enregistrent souvent qu'un nombre limité de moments", explique Sven De Boeck, du point de contact Sciences citoyennes de la VUB. "C'est précisément la raison pour laquelle nous appelons les participants à participer et à partager leurs expériences régulièrement. Plus les contributions seront nombreuses et cohérentes, plus l'image de la manière dont la sécurité est perçue dans la ville sera précise".
Les chercheurs appellent les Bruxellois et toutes les personnes qui se déplacent régulièrement dans la capitale à participer à l'enquête. Grâce à l'application Moment, les participants peuvent indiquer en temps réel, à plus de 100 endroits, dans quelle mesure ils se sentent en sécurité et pourquoi.
Par la suite, les résultats seront dévoilés via un tableau de bord interactif sur le site web du projet, afin que les participants et les décideurs politiques puissent utiliser ces informations pour rendre la ville plus sûre et plus inclusive.
L'application Moment est disponible sur l'App Store d'Apple et sur Google Play. La participation est anonyme et ouverte à toute personne de plus de 18 ans qui se déplace régulièrement à Bruxelles.
Pour en savoir plus et télécharger l'application : moment.brussels
Contact :
Petrus Te Braak - Petrus.Te.Braak@vub.be - 0471 08 36 25
