Les étudiants de la VUB veulent passer à 80 % d'aliments d'origine végétale d'ici 2032
Bruxelles, le 21 mai 2026 - Le conseil étudiant de la Vrije Universiteit Brussel (VUB) souhaite augmenter considérablement l'offre d'aliments d'origine végétale sur le campus. Avec un nouveau plan d'action, qui s'ajoute à l'offre existante, les étudiants visent une restauration à base de plantes à hauteur de 80 % d'ici 2032. L'approche doit rester réalisable, abordable et attrayante pour tous les étudiants.
À l'échelle mondiale, la production alimentaire est responsable de près de 30 % des émissions de gaz à effet de serre. Pour atteindre les objectifs climatiques, un changement est également nécessaire dans nos assiettes. Alors que le Green Deal flamand ProteinShift vise à atteindre 60 % de protéines végétales d'ici 2030, le conseil étudiant de la VUB veut aller plus loin.
Le plan prévoit une croissance annuelle de 15 % des ventes de repas à base de plantes, principalement grâce à une meilleure qualité, à des prix intelligents et à des alternatives plus attrayantes.
Moins chers, plus savoureux et plus accessibles
Le conseil étudiant propose des mesures concrètes et facilement accessibles. Par exemple, des alternatives végétariennes seraient proposées en standard avec des en-cas populaires tels que les rouleaux de saucisses. Il souhaite également expérimenter la "viande hybride", où une partie de la viande est remplacée par des protéines végétales sans sacrifier le goût.
"Nous ne voulons interdire à personne de manger de la viande", explique Oskar Bonte, initiateur du projet et membre du conseil étudiant . "Mais le choix durable devrait devenir le choix le plus logique : plus savoureux, plus sain et moins cher.
Selon le conseil étudiant, la durabilité ne doit pas nécessairement être coûteuse. Grâce à des économies d'échelle et à des choix de produits ciblés, les repas à base de plantes peuvent rester abordables pour les étudiants.
Un large soutien sur le campus
Une récente enquête du conseil étudiant montre que la proposition est populaire parmi les étudiants. Plus d'un quart des personnes interrogées choisissent consciemment des repas à base de plantes pour des raisons environnementales, et le bien-être des animaux est également souvent mentionné comme motivation. En outre, plus de 1 000 étudiants ont déjà signé une pétition en faveur d'un menu plus écologique sur le campus.
Le professeur Wim Thiery, expert en climatologie , estime lui aussique l'initiative mérite le soutien total de l'université : "La recherche scientifique montre clairement que le secteur agricole, et l'élevage en particulier, contribue de manière substantielle au réchauffement de la planète. La transition vers une société climatiquement neutre passe par une réduction drastique des émissions dans l'agriculture. La mise en place d'un "régime alimentaire planétaire", comme le recommande la Commission EAT-Lancet, constitue une étape importante à cet égard. Les institutions de savoir des pays riches, telles que la VUB, peuvent jouer un rôle de premier plan dans ce domaine".
Marieke Lobert , co-initiatrice du projet , estime également qu'une alimentation saine et durable ne devrait pas être un luxe. "Les étudiants sont prêts à prendre des mesures climatiques plus ambitieuses. C'est maintenant à l'université de faire ce pas avec nous".
Enfin, Merel Thijs, coordinatrice du groupe d’action Plant Based Universities sur le campus, considère la proposition comme une étape logique. « De plus en plus d’étudiants demandent une politique alimentaire en accord avec les données scientifiques sur le climat. Le moment est venu de transformer cette demande en mesures politiques concrètes », affirme-t-elle.
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Oskar Bonte
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Tineke Sonck


