La VUB lance une nouvelle chaire intitulée « Traces de la résistance »

La VUB lance une nouvelle chaire intitulée « Traces de la résistance »

En collaboration avec l’asbl Helden van het verzet (héros de la résistance), l’université crée une plateforme dédiée à l’étude de la résistance pendant la Seconde Guerre mondiale.

Dimanche 11 février 2024 – En collaboration avec l’asbl Helden van het verzet, la Vrije Universiteit Brussel (VUB) fonde la nouvelle chaire « Traces de la résistance ». Dirigée par la professeure d’histoire contemporaine Nel De Mûelenaere, la chaire coordonnera quatre années de recherche sur la résistance belge pendant la Seconde Guerre mondiale et partagera ces connaissances avec le grand public à travers diverses initiatives. Par là, les deux partenaires entendent redonner vie à l’histoire méconnue de la résistance en Flandre, à Bruxelles et en Wallonie.

La représentation officielle est prévue pour la fin du printemps. Cela n’empêche pas la coordinatrice académique Nel De Mûelenaere, professeure d’histoire contemporaine rattachée à la Faculteit Letteren en Wijsbegeerte (faculté des lettres et de philosophie) de la VUB, de déjà passer à l’action :

« En tant que coordinatrice académique de la nouvelle chaire, je souhaite créer, en coopération avec d’autres universités, dont l’ULB, une plateforme dédiée à la recherche sur la résistance pendant la Seconde Guerre mondiale. Le sujet me fascine et m’inspire. 150 000 de nos concitoyens se sont levés contre un régime autoritaire qui menaçait leur vie. 40 000 d’entre eux ont été arrêtés et 15 000 n’ont pas survécu. Pourquoi ont-ils fait ce choix téméraire ? Comment se sont-ils organisés dans ces circonstances difficiles ? Ces histoires diverses et complexes de résistants flamands, bruxellois et wallons méritent d’être racontées et transmises aux générations futures ».

En plus de mener des recherches avant-gardistes de référence sur le sujet, la chaire partagera les résultats scientifiques avec le grand public via les réseaux sociaux, des podcasts et des conférences. L’asbl Helden van het verzet, une organisation à but non lucratif qui vise à ce que d’ici 2030, chaque Belge connaisse un héros ou une héroïne de la résistance, est un partenaire clé à cet égard.

« Nous souhaitons impliquer activement le grand public dans la recherche », confie l’historien Dany Neudt, rattaché à l’asbl et responsable du volet public-historique de la chaire. « Dans notre premier projet axé sur les lettres d’adieu des résistants exécutés, des personnes transcriront des documents d’archives sur une plateforme numérique et les lettres seront rendues accessibles au grand public par le biais d’une carte numérique interactive. J’espère que cela marquera le début d’un véritable musée numérique de la résistance. »

 Frans Lenaerts
Frans Lenaerts

L’initiative s’inscrit parfaitement dans les valeurs et la mission de la VUB, notamment parce que l’histoire de l’université est étroitement liée à celle de la résistance belge.

« En 1941, notre université mère, l’ULB, a été la seule université belge à fermer ses portes pour protester contre l’ingérence allemande », explique Pieter Ballon, vice-recteur pour la recherche à la VUB, qui soutient également la chaire. « Une grande partie des étudiants et des professeurs ont opposé une résistance clandestine aux forces d’occupation et en ont payé le prix fort. Chaque année, lors de la Saint-V, nos étudiants rendent hommage aux résistants qui y ont laissé la vie. Cependant, les histoires qui se cachent derrière les noms commémorés sont peu connues. Cela s’explique en partie par le manque d’attention portée à l’histoire de la résistance en Flandre. Heureusement, il semble que les choses soient en train de changer. Nous constatons un regain d’enthousiasme sur ce sujet. Oui, il y a eu de la collaboration pendant la Seconde Guerre mondiale, mais l’histoire des Flamands et des Bruxellois est également celle d’une rébellion et d’une résistance. »

Pendant la durée de la recherche, l’asbl Helden van het verzet et la VUB alloueront chacune 50 000 euros par an pour financer la chaire. Une collecte de fonds permettra également de rechercher un soutien financier auprès de partenaires publics et privés.

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Nathalie Vlaemynck
Nathalie Vlaemynck Woordvoerder en algemeen perscontact

 

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