La VUB accueille à Bruxelles quatre chercheurs américains de renom pour mener des recherches sur le climat et le développement durable
Ces chercheurs viennent renforcer l’expertise de la VUB en matière de changement climatique, de phénomènes météorologiques extrêmes, d’adaptation au changement climatique et de villes durables
Bruxelles, le 4 septembre 2026 – Quatre chercheurs de renommée internationale travaillant actuellement dans des universités américaines rejoignent la Vrije Universiteit Brussel (VUB) pour les trois prochaines années afin de poursuivre leurs travaux de recherche à Bruxelles. Leur nomination s’inscrit dans le cadre du programme de chaires de recherche VUB-US, mis en place avec le soutien de la Fondation Helios. Ces chercheurs apportent leur expertise en sciences du climat, en phénomènes météorologiques extrêmes, en adaptation au changement climatique, en villes durables et en interaction entre le climat et la société.
L’arrivée de ces chercheurs renforce le réseau de recherche international de la VUB ainsi que sa position en tant que centre de référence international pour la recherche sur le climat et le développement durable. Les nouveaux chercheurs travailleront en étroite collaboration avec plusieurs groupes de recherche de la VUB, mettant leur expertise au service des programmes de recherche existants au sein de l’université.
Ces quatre chercheurs sont la professeure Valérie Trouet (Université de l’Arizona), le professeur David O. Prevatt (Université de Floride), le docteur Sol Kim (Université de Chicago) et la professeure Kirsten Heikkinen Dodson (Université de Lipscomb).
Une expertise internationale de premier plan à Bruxelles
La VUB a lancé son programme de chaires de recherche américaines en réponse à un environnement géopolitique et de recherche en mutation, dans le but de renforcer la collaboration transatlantique dans le domaine de la recherche sur le climat et le développement durable. Ce programme offre aux chercheurs un environnement universitaire dans lequel ils peuvent mener leurs recherches et étendre leurs réseaux de recherche internationaux.
« L’objectif n’est pas que ces chercheurs rompent leurs liens avec leurs universités américaines. Grâce aux chaires de recherche, ils peuvent mener des recherches à la VUB et établir des collaborations pour relever les défis mondiaux liés au climat et au développement durable. Ces collaborations renforcent également la communauté de recherche de la VUB. La VUB figure déjà parmi les universités européennes les plus performantes dans les domaines du climat, de l’énergie et du développement durable. Grâce à ces chaires de recherche, nous souhaitons devenir un centre de référence qui jette des ponts entre l’Europe et les États-Unis », explique Pieter Ballon, vice-recteur chargé de la recherche à la VUB.
Cette collaboration est rendue possible grâce à la Fondation Helios. Le programme soutient la recherche qui contribue à la transition vers une société à faibles émissions de carbone, en mettant l’accent sur le climat, le développement durable et le bien-être.
Quatre profils complémentaires
Chacun des quatre chercheurs apporte un domaine d’expertise distinct qui vient compléter les programmes de recherche existants de la VUB.
La professeure Valérie Trouet, professeure de dendrochronologie à l’université de l’Arizona et affiliée au Laboratoire de recherche sur les cernes des arbres, est internationalement reconnue pour ses travaux sur la variabilité climatique à long terme à partir des cernes des arbres. Ses recherches permettent de reconstituer les changements climatiques passés et de comprendre l’interaction entre le climat, les écosystèmes et l’activité humaine. Pour Valérie Trouet, cette nomination marque également un retour partiel en Belgique après son mandat de directrice du Centre climatique belge.
À la VUB, Mme Trouet occupera un poste à temps partiel afin de collaborer avec le tout aussi renommé professeur Wim Thiery et son groupe de recherche. En combinant les données climatiques historiques issues des cernes des arbres avec des modèles climatiques, les chercheurs acquerront de nouvelles connaissances sur la variabilité climatique, les phénomènes hydrologiques extrêmes et les impacts du changement climatique d’origine anthropique.
Le professeur David O. Prevatt, professeur de génie civil et côtier à l’université de Floride, est spécialisé dans la performance des infrastructures résidentielles et des communautés, ainsi que dans l’atténuation des dommages causés par les aléas naturels. Il a occupé le poste de Jefferson Science Fellow au sein des Académies nationales des sciences, de l’ingénierie et de la médecine (NASEM), affecté au Département d’État américain de 2024 à 2025, et a contribué à la science et à la politique en matière de risques liés au vent par le biais de témoignages devant le et par sa participation aux comités de recherche et de planification scientifique de la National Science Foundation.
M .Prevatt collaborera avec le professeur Michael Ryckewaert et plusieurs groupes de recherche de la VUB. Son expertise s’inscrit en parfaite adéquation avec les travaux de recherche de la VUB en matière d’urbanisme, de politique du logement, d’architecture et d’adaptation au changement climatique.
Le Dr Sol Kim, climatologue à l’Université de Chicago, se consacre aux événements météorologiques extrêmes, à l’attribution climatique et à l’application de l’intelligence artificielle en sciences du climat. Il a précédemment collaboré avec le Jet Propulsion Laboratory de la NASA, l’Agence spatiale européenne et le Pacific Northwest National Laboratory.
Kim travaillera également avec le professeur Wim Thiery. Son expertise en matière d’attribution climatique – la méthode scientifique utilisée pour déterminer si et dans quelle mesure le changement climatique a influencé des phénomènes météorologiques extrêmes tels que les vagues de chaleur, les inondations ou les sécheresses – ainsi qu’en intelligence artificielle et en observation de la Terre, vient compléter les recherches de la VUB sur le changement climatique et les phénomènes météorologiques extrêmes. Cette collaboration contribuera également à la recherche visant à transposer les sciences du climat dans le domaine des litiges climatiques, de l’évaluation des dommages économiques et de la politique climatique.
La professeure Kirsten Heikkinen Dodson, professeure associée de génie mécanique à l’université de Lipscomb, apporte 15 ans d’expérience en ingénierie humanitaire, acquise principalement grâce au soutien du Centre Peugeot (lien). Son projet à la VUB étudiera la manière dont les ingénieurs collaborent avec les parties prenantes au sein de leurs propres communautés pour relever des défis sociétaux tels que l’accessibilité, les inégalités et le bien-être dans les villes. Ce nouveau domaine de l’« ingénierie humanitaire urbaine » se concentrera sur la conception de solutions efficaces, responsables et durables avec et pour les populations vulnérables en milieu urbain.
À la VUB, Mme Dodson collaborera avec le professeur Imre Keserü et des groupes de recherche travaillant sur la mobilité durable et les transitions urbaines. Ses travaux associent l’ingénierie, les sciences sociales, la planification participative et le développement urbain durable.
La VUB, pôle international de recherche sur le climat
L’arrivée de ces quatre chercheurs s’inscrit dans la stratégie plus large de la VUB visant à développer davantage son expertise en matière de climat et de durabilité à l’échelle internationale. L’université rassemble des compétences issues d’un large éventail de disciplines, allant de la modélisation climatique et des phénomènes météorologiques extrêmes aux infrastructures, en passant par l’urbanisme, la mobilité et les transitions sociales.
« Le défi climatique est, par nature, interdisciplinaire et international. Le changement climatique ne peut être compris ni combattu à partir d’une seule discipline ou au sein d’un seul pays. L’arrivée de ces quatre chercheurs illustre parfaitement ce que la VUB aspire à être : un environnement de connaissances ouvert et international où les expertises de pointe issues de différents domaines se renforcent mutuellement et où la recherche fondamentale est reliée à des solutions sociétales », déclare Jan Danckaert, recteur de la VUB.
La collaboration avec ces quatre chercheurs vise non seulement à renforcer leurs programmes de recherche individuels, mais aussi à donner naissance à de nouveaux projets de recherche internationaux, à des demandes de financement conjointes et à de nouvelles collaborations tant au sein de la VUB qu’au-delà.
D’un appel lancé aux chercheurs américains à une collaboration durable
L’arrivée de ces quatre chercheurs s’inscrit dans le prolongement de l’appel lancé précédemment par la VUB afin d’élargir les possibilités offertes aux chercheurs basés aux États-Unis de mener des recherches et des collaborations internationales à Bruxelles, dans un contexte géopolitique en mutation. Grâce au programme Helios, cet appel se concrétise désormais par des postes de recherche permanents.
La VUB propose des chaires de recherche à temps plein et à temps partiel, chacune d’une durée de trois ans. Les chercheurs auront accès à l’infrastructure de recherche de la VUB et seront pleinement intégrés aux groupes de recherche avec lesquels ils collaborent.
Grâce à cette approche, la VUB attire non seulement des talents internationaux, mais établit également des alliances de recherche durables autour de l’un des principaux défis sociétaux de notre époque : l’adaptation au changement climatique et la transition vers une société à faibles émissions de carbone.
À propos de la Fondation Helios
La Fondation Helios soutient des initiatives qui contribuent à une société résiliente face au changement climatique. En collaboration avec la VUB et l'ULB, la fondation investit dans des chaires de recherche axées sur le climat, le développement durable et le bien-être, dans le but de renforcer la recherche et l'innovation qui contribuent à la transition vers une Belgique à faibles émissions de carbone.
Tineke Sonck



