FixMyStreet conquiert les cœurs des Bruxellois, mais suscite parfois des attentes trop élevées

FixMyStreet (FMS), l’app de Brussels Mobility grâce à laquelle les Bruxellois peuvent signaler les problèmes de leur quartier, connaît un essor considérable. Depuis le lancement de l’app en 2013, près de 180 000 demandes d’intervention ont été introduites. Dans le cadre du projet de recherche d’Innoviris « Producing Urban Legibility: Mobile City Applications and the Local Governance of Minor Offences (PUL-MOBIL) », les criminologues de la VUB Iris Steenhout et Lior Volinz examinent entre autres si FixMyStreet répond aux attentes des habitants de la Région de Bruxelles-Capitale.

« Lors du lancement de FMS en 2013, l’objectif des autorités était de donner aux citoyens le sentiment d’être entendus et de réduire la distance entre ces derniers et les services administratifs », explique Iris Steenhout. « FMS offre la possibilité aux citoyens de signaler des nuisances ou même des infractions mineures, qui sont ensuite directement communiquées au service communal compétent. »

Au début, l’app FMS était très peu connue et il a fallu quelques années avant que les Bruxellois ne commencent à l’utiliser. L’année 2017 a marqué un tournant et depuis, la popularité de l’app n’a cessé de croître. Maintenant que de nombreux habitants de la Région connaissent le service, plus de cinquante incidents sont signalés chaque jour.

« Une grande majorité des incidents signalés porte sur la propreté publique (plus de la moitié) ainsi que sur des problèmes concernant les rues, comme un revêtement dégradé, des bouches d’égout ouvertes, des poteaux ou panneaux de signalisation renversés ou encore un éclairage public défectueux. Il est important pour les autorités de montrer la rapidité avec laquelle ils peuvent intervenir », déclare Iris Steenhout.

Elle ajoute : «[JU1] ​ En général, l’intervention est très rapide, même si cela dépend fortement du type d’incident signalé. Les déchets sont habituellement ramassés dans un délai de trois jours. Lorsqu’il s’agit de problèmes liés au mobilier urbain ou à la chaussée, il faut parfois attendre jusqu’à 50 jours avant qu’un service intervienne. »

Les recherches d’Iris Steenhout dureront quatre ans au total. Il ne reste déjà plus que deux ans. « Lors de la première phase, nous avons surtout interrogé les services de la Ville, notamment pour savoir comment les informations sont transmises. Nous avons également mené un sondage de faible envergure auprès d’une soixantaine de répondants afin de voir comment ils percevaient FMS et à quelle fréquence ils l’utilisaient. »

Il ressort déjà de ce premier sondage d’orientation que la plupart des répondants sont satisfaits. « Mais FMS fait aussi l’objet de plaintes », ajoute Iris Steenhout. « Le fait d’installer une plateforme numérique sur laquelle les citoyens peuvent signaler directement des incidents suscite l’attente chez les habitants que le problème va être immédiatement résolu. Nous constatons aussi que de plus en plus de problèmes sociaux sont signalés, comme des nuisances liées à des squats ou des problèmes relatifs à la problématique des réfugiés. »

« Avec la Région de Bruxelles-Capitale, nous souhaitons évidemment savoir comment une plateforme comme FixMyStreet est perçue par les citoyens », affirme Iris Steenhout. « C’est pourquoi nous encourageons massivement les citoyens à faire entendre leur voix par le biais d’un sondage visant à examiner leurs expériences. Les résultats de ce sondage seront communiqués à la Région de Bruxelles-Capitale ainsi qu’aux différentes communes qui utilisent FixMyStreet. Cela permettra d’adapter encore mieux FixMyStreet aux besoins des citoyens. Les participants doivent évidemment connaître l’application et, de préférence, l’avoir déjà utilisée. »

Quiconque souhaite participer à ce sondage peut le faire via ce lien[IS1] . Les données seront anonymisées et les premiers résultats du sondage sont attendus pour l’été.

Pour plus d’informations

Iris Steenhout

+32 486 38 66 41

www.urbanlabs.brussels

 

 

 

 

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